Demain on saura si Note2be a le droit de continuer son activité. En tout état de cause le site est indisponible aujourd’hui pour cause de connexions trop nombreuses. Hasard ?
Cette histoire me laisse un sentiment mitigé. Après tout on note nos profs depuis des années, sauf que ça sort pas des murs du café du coin. Ce qui m’amène à me demander ce qui va être jugé : la notation ou le fait de la rendre accessible au plus grand nombre ? La première est un casus belli professionnel pour les enseignants, le second pose surtout des questions d’éthique.
Après tout nos professeurs font déjà l’objet d’évaluations… un inspecteur venait assister à un cours super calibré, sans risque, et le tour était joué. Aurait on voulu savonner la planche de notre cher enseignant qu’on n’y aurait pas réussi. Ou peut être étions nous trop bien élevés pour ça. J’ai du mal de concevoir qu’ils ne soient pas “notés” voire que ces notes ne soient pas rendues publiques, après tout la moindre des transparences voudrait que les parents sachent à qui ils confient leurs rejetons. Le problème est que je ne pense pas que nos chères têtes blondes soient les mieux placés pour le faire. Vous m’auriez posé la question il y a 15 ans je vous aurai certainement répondu le contraire.
J’ai été voir les fiches de mes anciens profs : certains de mes préférés étaient mal notés, et ceux que je n’aimais pas avaient des bonnes notes. Comme quoi… remarquez qu’avec 15 ans d’expérience en plus certains ont pu progresser. Mais ce que j’en retiens, finalement, c’est que tout cela reste subjectif. A part deux incompétents notoires (une en philo et un en histoire géo, ceux qui ont fréquenté les mêmes bancs que moi n’auront pas de mal à deviner de qui je parle), ils m’ont tous appris quelque chose. Simplement il y a ceux que j’aimais et les autres. Avec du recul je me dis que j’aurais mis une sale note aux seconds car je n’avais pas le recul pour saisir ce qu’ils m’avaient apporté, au delà même du transfert de connaissance.
D’un autre coté on ne peut considérer que les enseignants ont un droit légitime à conspuer leur ministre de tutelle lorsqu’il fait fausse route et que leurs élèves n’ont qu’à vivre la situation telle qu’elle est.
Aucune idée sur le verdict de demain. Une chose est sure, il ne réglera pas grand chose et posera plus de questions qu’il n’apportera de réponses
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