Les charmes discrets de la vie conjugale
Rassurez vous, ma situation matrimoniale n’a en rien changé ces derniers temps. Mais ça fait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’un bon bouquin.
Typiquement celui-ci a le type de nom qui fait que je le zappe car le sentimentalisme et les trucs à l’eau de rose ça n’est pas le truc de la maison. Quitte a verser dans les larmes autant que ça soit noir de chez noir.
En fait j’ai découvert Douglas Kennedy (l’auteur) par hasard cet été. Départ en vacances, tous les bouquins dans la valise…j’en achète deux au hasard avant d’embarquer (faut tenir 8h de vol). Un Tom Clancy car je suis fan et un truc en tête de gondole, style “tout le monde aime” qui s’appelait Cul-de-sac . Je connais pas ,mais cette histoire de mec drogué et sequestré au fond du bush australien avait le profil qu’il fallait pour un long courrier. Sans attente particulière que passer le temps et (avec de la chance) tomber sur un auteur qui me plairait. A ma grande surprise j’ai aimé. J’ai eu de la chance car Douglas Kennedy fait plus dans le drame sentimental et je suis tombé sur son seul polar.
Mais le style avait un gout de reviens y et me voici, encore dans un aéroport, à devoir me trouver le bouquin qui m’accompagnerait la semaine à venir. Pas le temps de réflechir, il est en tête de gondole et rebelotte. Me voici donc devant les charmes discrets de la vie conjugale
Et rebelotte j’ai aimé. Très plat au début…morne…sans rythme…(vous allez me dire que ça parle de vie conjugale donc qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que ça bouge trop). Je m’ennuie presque. Milieu du livre…tout bascule. Des micro évènements revenus du passés remontent à la surface, pire encore entrent en collision les uns avec les autres. Un vrai feu d’artifice, une descente aux enfers, quelque part on se croirait dans un psycho thriller. En en revient à aimer à postériori ce démarrage si calme qui donne toute sa force à l’emballage final.
C’est fou comme pleins de choses anodines peuvent d’un seul coup vous retrouver 30 ans après.
Bon finalement j’adore le style de ce Kennedy.
Dans un style quelque peu différent, si vous voulez un vrai drame qui vous mette bien les sentiments en vrac, j’en profite pour vous conseiller Clair de femme(de Romain Gary) également disponible en vidéo
(film de Costa Gavras avec Yves Montand et Romy Schneider), pour une fois qu’un film est si respectueux du livre qu’au lieu de le trahir il le valorise, il fallait le souligner.
C’était la page “je passe pas ma vie sur le web” du jour.
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