Ciao Jacquot
Théoriquement Jacques Chirac devrait annoncer ce soit qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle, mettant ainsi un point final à 40 ans (au moins !) de vie politique. Franchement il ne me manquera pas mais ça fait drôle quand même. Je fais partie d’une génération qui a toujours connu Chirac candidat. A tout et à rien, mais candidat. Ado je ne pouvais même pas imaginer un jour que la politique puisse exister sans Chirac. Comme d’autre avant se sont sans doute dit que Mitterand occuperait le devant de la scène pour l’éternité.
Il est bizarre ce type. Je l’ai aimé, adoré, haï, trouvé fanstatique puis écoeurant, voulu son arrivée et exigé son départ, eu l’impression de passer 30 ans avec lui et de finalement ne l’avoir jamais connu. D’où l’impression de s’être bien fait avoir. Mais se connait il lui-même ? Et au crépuscule de sa vie politique on en aurait presque la larme à l’oeil.
On imaginait tout de lui et il l’a fait. Le pire comme le meilleur. Surtout le pire. A tel point qu’on est même pas surpris d’apprendre toutes ses ignominies maintenant que l’heure est venue de dresser le bilan. Bizarre parcours que celui de cette homme de gauche qui aura fait carrière en se dissimulant pour être élu à droite. L’inverse d’un prédécesseur qui lui ressemble finalement tant.
Immobile à l’image de notre société, se complaisant dans le creux afin de ne pas prendre le risque de “faire” son bilan n’impose que le rejet. Mais il est comme ça Jacquot, on irait bien prendre une bière avec lui quand même.
Alors sans regret, “bye bye”. On est quitte depuis 2002. Grâce à une loi tombée dans le bon timing tu m’avais évité l’armée, d’un bulletin je t’ai évité la taule. Bon retour dans la vraie vie à “la girouette qui se prenait pour le vent”.
Il nous restera les best of des guignols, ton meilleur rôle.
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tu vas voir qu’il va finir par nous manquer.
Pour aller boire un coup ou aux guignols certainement.