Demain on vote

voterCela aurait pu passer inaperçu tant c’est arrivé vite mais demain il y a une municipale partielle dans mon hameau village ma ville (j’hesite toujours sur le nom, faut il prendre en compte le nombre d’habitants ou l’ouverture d’esprit et la capacité d’échange de ceux-ci). Bref l’ancien maire veut récupérer sa place et selon les sondages ça va être vite fait bien fait.

J’aurais aimé parler des enjeux mais ils m’ont paru plus que diffus. Bien sur il y a des programmes et une campagne. Pour ce qui est de la campagne j’ai juste vu le niveau zéro de la politique locale. On ne saura jamais si le programme de l’équipe sortante (et certainement ré-entrante) vallait quelque chose vu que l’opposition a soit refusé de faire campagne soit porté les débats à un niveau où pour leur répondre un spéléologue eut été beaucoup plus à l’aise qu’un énarque.

A propos des programmes j’ai toujours eu un problème avec les élections locales. Diriger une ville comme Bordeaux (et toute ville d’une certaine taille d’ailleurs) demande la prise en compte de problèmes globaux ayant trait à l’attractivité de la ville tant pour les acteurs économiques que pour des visiteurs ou futurs habitants. Il faut penser en macro (même si un mauvaus jeu de mot m’obligerait à reconnaitre que la municipalité à largement nettoyé les trottoirs ces dernières années) sur des problématiques d’investissement, d’infrastructures, orientées vers la performance objective avec ceci de “sexy” qu’il s’agit aussi de faire réver à l’extérieur. Or une campagne municipale c’est les crottes devant la porte de madame Michu, l’interdiction des terrasses après minuit, la fermeture des bars à 1h, les cyclistes sur les voies de tram, j’en passe et des meilleures. Problèmes éminamment essentiels dans toutes les villes ou l’electeur ne voit midi qu’à sa porte et encore plus ici où on lit l’heure sur son nombril. Je suis donc à chaque fois impressionné par nos candidats maires, députés, conseillers régionnaux qui passent leur journée à faire de la proximité (essentielle ceci étant dit) sans perdre de vue un projet global dont il faut bien reconnaitre que l’essentiel de l’électorat se moque complètement. Rien que pour cela je tire mon chapeau à tous ces candidats, de tout bord qu’ils soient.

Lorsque j’évoquais ces sujets en public j’ai souvent entendu “pourquoi plaire et attirer…on est bien entre nous ici”. D’où l’idée une fois l’élection passée d’une petite série d’articles sur “mon Bordeaux”. Après la campagne car il s’agit de quelque chose de subjectif. On est jamais objectif pour évaluer une ville, une région, une quelconque communauté humaine, on se fie à son ressenti. Prouver mathématiquement à qui que ce soit que la ville s’est appauvrie/enrichie, nettoyée/enlaidiée, gagné/perdu des emplois…s’il pense le contraire, s’il ressent le contraire, seul son ressenti fera foi pour lui. Aucune envie donc de prendre position sur ce débat municipal, juste de livrer à travers mon propre prisme, ce qui me plait, ce que je trouve exceptionnel, ce qui me met hors de moi, ce que j’excécre ici.

Donc rendez-vous pour cela après le 1er ou le 2nd tour…suivant qu’il faille y retourner ou pas.

Tags: , ,