Quaero: à défaut de trouver des résultats il trouve des fonds

quaeroQuaero vous connaissez? C’est le futur moteur de recherche européen qui va envoyer Google aux oubliettes. Comment? Là on ne sait pas trop car personne ne l’a jamais vu fonctionner. En fait on ne sait d’ailleurs trop ce qu’il y a derrière. D’ailleurs on ne peut même être surs de son nom vu que les lumières à l’initiative du projet n’ont pas jugé bon de bloquer le nom de domaine.

On se croirait revenus à la grande époque du vaporware où l’on levait des millions avec trois slides powerpoint. En tout cas un projet européen qui en tant que tel doit inspirer confiance…quoique nos amis allemands ont eu la prudence de se mettre en retrait de la chose il y a peu…

Mais quel est le but de Quaero: être le moteur alternatif européen. Une attitude qui m’insupporte au plus au point. Quand une réussite se remarque ailleurs dans le monde il nous faut sortir son contrepoid qui sera forcément meilleur car empreint d’une vision européenne. Cela m’appelle deux remarques: comme d’habitude on joue en défense alors que les leaders du marché ont des années d’avance…belle preuve de notre capacité d’innovation non? On ne crée rien mais on essaie de faire le pendant européen de tout…de là à dire que l’Europe a du mal d’exister et ne peut avoir d’autre politique que le suivisme… La seconde remarque est qu’il nous faut de lourds programmes continentaux pour contrebalancer avec des années de retard les réussites d’entreprises privées sur d’autres continents.

Un autre point m’effraie: notre Européo-GoogleLike va bénéficier d’un financement de 250 millions d’euros. Pour info Google a du lever 25 milions de dollars pour se développer avant d’entrer en bourse. Ah? Quaero n’a pas cette vocation? Vive le tout Etat dont on sait ce à quoi il amène.

Lorsqu’on voit les demandes de financement des entreprises présentes à Capital IT je me dis qu’avec 250 millions il y en aurait eu trop pour tout le monde…alors que les projets étaient bel et bien réels et opérationnels. J’ai bien peur qu’il ne s’agisse que de fonds jetés (une fois de plus) par les fenêtres.

D’autant plus que la gestion burocratique des projets européens ne donne aucune garantie, bien au contraire, lorsqu’il s’agit de se frotter au marché des entreprises de croissance.

Voir également chez LLM.

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